Dédommagement supplémentaire à cause de la grève SNCF en avril et mai

J’en avais parlé ici le 13 juillet 2018: au delà des 50% remboursés sur les mois de avril et mai par SNCF (soit 75,20€ pour un navigo mensuel), la région abonde 25€ supplémentaires pour les parties du réseau Francilien les plus impactées.
La branche de Malesherbes en fait partie.

Donc si vous avez eu un remboursement pendant l’été, vous verrez arriver 25€ par la même voie (un virement de SNCF Commutitres) sans démarches à faire.

Des gens ont déjà vu arriver ces 25€ hier, 12 octobre. Mais, par exemple, pas moi. Je pense que ce n’est qu’un question de patience

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SA2019: encore un leurre pour les braves gens

Les braves gens, sont ceux évoqués dans cet article du journal Le Monde, le 10 décembre 2017. Il évoque l’évolution du RER de sa création à notre époque. Le RER, symbole de la mobilité moderne est devenu la machine à déclasser et à exclure d’un Grand Paris borné par son nouveau métro.

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A lire donc avec attention pour préparer le 9 décembre 2018, le jour où les vallées de la Seine et de l’Essonne sont détachées de l’Ile de France et ses richesses.

Pour mémoire, des vidéos trouvées à l’INA sur les inaugurations successives:

 

Le RER et les « braves gens ».
Lettre et chronique – Benoît Hopquin.
Le Monde – Dimanche 10 décembre 2017.

Le reportage date du 8 décembre 1977. Il a été tourné dans, ou plutôt sous Paris. Quarante ans… C’est peu ou prou le temps de la vie active, la durée du turbin, de la punition pour avoir ses trimestres de cotise… Car c’est une bien longue peine, quarante ans de travaux forcés. En Ile-de-France sans doute plus qu’ailleurs. Un sacré bail de petits matins ensommeillés et de soirées épuisées, de pas pressés et de repas vite avalés, de couloirs interminables et de journées sans fin. Métro-boulot-dodo, comme une pénitence. Car c’est de cette sainte trilogie qu’il était question dans ce petit film quadragénaire.

En ce temps-là, pourtant, la RATP, c’était quelque chose ! Les conducteurs portaient beau et particule. Ils avaient des costumes en mohair, s’exprimaient la bouche en cul-de-poule. Ils vous donnaient du  » Bonsoir madame, bonsoir monsieur  » ou du  » Au revoir « .

Ce 8 décembre 1977, Valéry Giscard d’Estaing conduisait donc le RER qui inaugurait la gare de Châtelet-Les Halles, ouverte au coeur de la capitale. Le digne cocher arrêta un peu rudement sa calèche, aux dires des esthètes d’alors. Le chef de l’Etat et chef de gare s’était isolé avec le nouveau maire de -Paris, Jacques Chirac, dans un compartiment de deuxiè-me classe. A l’évidence, il était encore possible d’avoir une conversation privée dans une rame et même des éclats de voix, sans déranger quiconque. S’ils rentraient aujour-d’hui dans le même wagon, ces deux particuliers sauraient vraiment ce qu’est un bain de foule.

Les images de l’INA semblent aussi désuètes que si ce train-là était entré en gare de La Ciotat. Et pourtant, Châtelet-Les Halles ne semble pas avoir bougé d’un carreau de faïence. La station est figée dans ces années 1970, comme un musée des illusions que charriait cette époque. Le vaste hall d’interconnexion était l’aboutissement de quinze ans de travaux pour offrir aux banlieusards le -réseau express régional.

Commencé au début des années 1960, le chantier fut plus long et plus coûteux que prévu, preuve que tout n’était pas toujours mieux avant. Le Monde expliquait alors que le percement souterrain se faisait à la vitesse de 26 mètres par jour. On sait des grincheux qui prétendront que le RER n’a guère accéléré depuis. Dans un récent article du Parisien, un conducteur à la retraite se rappelait ses premiers voyages au long cours, d’un bout à l’autre de la banlieue.  » On était les rois ! « , se glorifiait cet aristocrate, ci-devant sis à l’avant. Question noblesse, question branche (du RER bien sûr), Giscard d’Estaing avait trouvé de dignes successeurs en cabine.

Sitôt lâchées les manettes, le président avait vanté  » des transports en commun plus confortables, non encombrés, d’accès facile « . Il ne mentait pas. Que d’usagers heureux fit d’abord le RER ! Ce bout de métal changeait leur vie, les rapprochait de leur travail, leur donnait le bien le plus précieux : le temps. C’était une balade au quotidien, le nez au vent, du moins à la vitre, presque un moment de poésie.  » Les portes du métro sont automatiques « , bel alexandrin du quotidien. Belle révolution aussi ! Dans un tonnerre de ferraille, la banlieue, autant dire la plèbe, entrait dans Paris, avec le seul octroi d’un ticket. Jean-Marc Théolleyre, dans Le Monde, décrivait ainsi en 1977 les bénéficiaires de ces nouvelles lignes :  » Des braves gens, des gens qui doivent chaque jour trouver de quoi manger et chaque mois de quoi payer leur loyer, ceux qui partent le matin et rentrent le soir. « 

De fait, le RER fut d’emblée plus qu’un mode de transport : un mo-de de vie. Il a incarné le rêve pavillonnaire des classes moyennes, la promesse d’une chambre pour chaque gosse et d’un coin de jardin pour la balançoire et le barbecue. Ce modeste privilège, il fallait le chercher toujours plus loin vers le bout de la ligne. L’idéal familial se payait de levers toujours plus précoces et de retours toujours plus tardifs, jusqu’à faire ressembler la maison à une grotte seulement éclairée à la lumière artificielle. Les annonces immobilières disaient :  » Vingt minutes de Châtelet par le RER « . Mon oeil !

Le terminus des prétentions.

Pour d’autres, sans doute les plus nombreux, le RER s’imposa d’emblée comme la part du pauvre. Pas d’autre choix que de vivre loin de Paris et de ses loyers. Ceux-là ont atterri dans ces barres d’immeubles qu’on appelle cités et qu’on appelait  » cages à poules « .  » Qu’il est blême mon HLM « , chantait déjà Renaud, en ces années pionnières. Ces naufragés sont les enfants d’un mirage, celui des villes nouvelles, contemporain du RER qui devait en être le fil d’Ariane. Quelque chose comme la blague d’Alphonse Allais,  » construire les villes à la campagne « , qui aurait viré à la mauvaise plaisanterie.

Ces deux banlieues, ces deux catégories de  » braves gens  » ne se croisent plus guère dans la vie. Sauf dans le RER. D’une commune à l’autre, le bourgeois traverse la zone, le prolo longe les pavillons.

Quarante ans qu’ils prennent donc le RER, tous ces  » braves gens  » qu’on dit aujourd’hui les vraies gens. On connaît la suite. Le terminus des prétentions. La traversée de Paris comme un parcours du combattant. La saturation du réseau et de l’usager. Les stations devenues chemin de croix. Chaque jour, 3 millions de passagers sur les cinq lignes. Plus de 2 500 personnes dans une ra-me, un bourg transporté toutes les deux minutes. Les pannes, les accidents, les malaises voyageurs, les grèves (on en annonce une nouvelle le 12 décembre).

Qu’est-ce qui a déraillé ? La réponse se trouve paradoxalement dans le New York Times. Un récent éditorial, au vitriol, constatait que, depuis les mêmes années 1970, dans la métropole américaine, les milliards ont été détournés des transports du quotidien vers d’autres usages, plus prestigieux. Mêmes causes, mêmes effets. Les  » braves gens  » de New York subissent aujourd’hui des affres pires que ceux de Paris. Maigre consolation pour ces derniers. D’autant qu’on leur promet encore dix ans de galère, le temps qu’aboutissent les chantiers du Grand Paris. -Vivement l’inauguration ! »

par Benoît Hopquin

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Echarcon: le maire résiste à la réouverture de son pont

Le maire d’Echarcon a décidé de fermer l’itinéraire Mennecy – Echarcon « direct » par l’avenue Darblay à Mennecy et la rue de la Montagne chez lui.

J’en ai parlé sur ce blog le 7 octobre en affichant l’arrêté qu’il a pris.

Le 10 octobre, nous avions un courrier de 3 élus très fachés contre le maire d’Echarcon, qui menacent d’aller au tribunal administratif et à la préfecture, j’en ai parlé ici aussi, en faisant remarquer que la CCVE a un SCOT et un PLD qui organisent le fonctionnement du territoire, et que dans ces documents, la route directe entre Mennecy et Echarcon est au plus bas dans la hiérarchie de la voirie, à peine au dessus d’un chemin vicinal et en tout cas pas faite pour assurer une fonction de transit intercommunale. Comme c’est une route communale, sur la commune d’Echarcon, le maire d’Echarcon est le seul à y organiser le fonctionnement. J’ai rappeler aussi la libre administration des communes, article 72 de la constitution. Et jusqu’à présent, Echarcon n’a pas été absorbée par Mennecy ou Ormoy, comme Courcouronnes à absorber Evry il y a quelques jours.

Voici la réponse du maire d’Echarcon, mise en ligne aujourd’hui, le 11 octobre. Cliquez sur l’image pour ouvrir le PDF

Dans ce courrier, le maire d’Echarcon cite l’excès de construction et l’excès de trafic automobile qui en découle. J’en avais parlé ici le 1er juillet 2018 à propos du bilan du SCOT entre 2006 et 2014, bilan présenté au conseil communautaire le 20 juin 2018.
Dans ce bilan, il est expliqué que Mennecy, Ormoy et Fontenay le Vicomte ont ou auront bientôt, plus de logements qu’attendu par la planification dans le SCOT.

Le SCOT de la CCVE vient d’être mis en révision et, coup de chance, les objectifs de production de logements dans la CCVE ont été diminués de 40%, passant de 400 à 270 logements/an. Mennecy, Ormoy et Fontenay Le Vicomte resteront donc longtemps en excès. J’en avais parlé ici le 30 juin 2018, à propos du nouveau SRHH de l’Ile de France.

Même si la première motivation de la fermeture du pont, son endommagement par le passage de camions trop lourds, semble maladroite, les arguments présentés aujourd’hui par le maire d’Echarcon sont solides et légitimes:

  • la route et les rues d’Echarcon ne peuvent pas supporter un tel trafic
  • c’est le maire qui a la responsabilité et le pouvoir d’organiser le fonctionnement des voies communales dont la fonction est la desserte purement locale
  • le SCOT et le PLD de la CCVE abonde dans son sens, ils sont opposables aux tiers, fussent ils bardés de titres et de mandats
  • Le SCOT et le PLD de la CCVE affirment qu’une traversée supplémentaire de l’Essonne est nécéssaire, dès 2007, et il n’a jamais été écrit que la CCVE y a renoncé ou que les ponts d’Echarcon doivent devenir cette traversée qui manque.
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SA2019: après les promesses, la réalité du manque de financement

Le 9 décembre, nous serons détachés du RER et de l’Ile de France (sauf pour les impôts et les tarifs). En échange, les élus de la région, Valérie Pécresse, présidente, et Stépahne Beaudet, vice-président délégué aux transports, nous ont promis des trains neufs, des gares rénovées, un système d’information qui informe, et, la possibilité de retrouver des trains dans 8 à 10 ans avec la réalisation du graal de l’ingénierie ferroviaire: le terrier de Bercy.

Et en même temps (c’est à a mode), Valérie Pécresse alerte les maires du recul de l’état sur sa part de financement de ces investissements.
Car si ces décideurs s’affichent seuls sur Tweeter ou Facebook quand il est promis d’acheter des trains, de rénover d’autres trains ou encore d’investir dans l’infrastructure, ces projets sont toujours partiellement finances par l’état, qui n’a rien promis, en même temps.

L’état n’imprime plus sa monnaie comme avant, quand il n’y avait pas assez d’argent, il faut vraiment faire des choix et ne pas faire de promesses irréalisables. L’état ne s’est jamais affiché sur tweeter ou facebook de manière triomphale avec le message subliminal « Votez pour moi ».

Et les projets qui nous ont été vendus vont ralentir, voire tomber aux oubliettes. Les élections régionales seront en 2021, je pense que les électeurs se souviendront encore des promesses faites et qu’ils sauront comparer avec la réalité. Ils feront des choix éclairés.

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Echarcon: quel est le statut de cette route entre Echarcon et Mennecy?

Suite à la décision du maire d’Echarcon de fermer la route entre Mennecy et Echarcon et la tempête que cela déclenche; il faut se rappeler quelles sont les décisions adoptées collectivement à propos du réseau routier dans la CCVE.

La CCVE a adopté un Plan Local de Déplacements le 18 décembre 2007 et un SCOT le 30 septembre 2008

Le PLD

Dans le PLD, il n’est question nulle part que la route entre Mennecy et Echarcon fasse partie du réseau intercommunale. Dans la hiérarchie de voirie qu’il est question de mettre en place, fin 2007, cette route n’apparaît nulle part. Elle est à vocation purement locale et interne à Echarcon dans la commune d’Echarcon, et interne à Mennecy, pour Mennecy.
On évoque déjà la saturation de la côte de Montauger et le débordement de ce trafic sur… Ormoy et ses petits ponts, mais pas sur Echarcon (page 24)

Dans les projets de voirie à desserte locale, rien à propos d’Echarcon (page 34). Il est prévu de supprimer le PN20 (page 37). Mais aujourd’hui, le projet de nouvelle route parallèle au chemin de fer à partir de la rue de l’Abreuvoir est devenu imposible, les ENS du département ont sanctuarisé les terrains de l’ancienne papeterie. On ne peut même pas y arracher un pissenlit sans obtenir l’autorisation de l’Etat et du département.

Dans le réseau à créer ou à organiser, page 40, rien à propos de la route Mennecy-Echarcon.

Chose importante, le PLD de la CCVE établit, en 2007, qu’il est indispensable de créer un nouveau franchissement de l’Essonne pour palier à la saturation de la côte de Montauger (page 42)

Le SCOT

C’est plus rapide à citer. Dans le rapport de présentation, page 86, la route Mennecy – Echarcon ne figure pas sur la carte de la structure du réseau.

 

Aussi, autant selon le SCOT que le PLD, cette route entre Mennecy et Echarcon est très clairement à vocation strictement locale et ne doit pas servir à assurer du transit à travers la CCVE.

La libre administration des collectivités locales

C’est écrit dans la constitution de la 5ème république, celle dont nous venons de célébrer les 60 ans. Et c’est dans l’article 72 de cette constitution.

Voir les explications sur le site de la vie publique.
Le maire d’Echarcon n’entrave aucune liberté publique, on peut encore atteindre Echarcon depuis Mennecy et l’inverse.

C’est pourquoi il me semble assez vain de se lancer dans une procédure au TA, avec l’argent de nos impôts, alors qu’il faudrait plutôt rouvrir le SCOT et le PLD pour se rappeler que le constat du manque d’un franchissement supplémentaire de l’Essonne a été fait en 2007 et que nous sommes en 2018.

Voici le courrier distribué prestement dans toutes les boîtes à lettres de Mennecy le 8 octobre. Il n’y est malheureusement pas question de SCOT et de PLD, c’est dommage.
Cliquez pour ouvrir le PDF

 

 

 

 

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