Suppression du PN18 à Mennecy

le passage à niveau (PN) n° 18, c’est celui de la rue Jean Jaurès. Je vous ai cité sa suppression dans l’article sur le PN17, voici donc le projet étudié par le Conseil général:

Projet suppression PN18

Il est bien supprimé, et remplacé par un passage souterrain pour piétons et vélos seulement. Si « l’option vers PN17 » est exercée, option à 3,9 millions d’euros HT, le projet sera relié à la déviation du PN17, projet lui même évalué à 19 millions d’euros HT.

Le projet PN18 est évalué (pour constuire le bout de chaussée en gris clair, un passage souterrain pour piétons et vélos avec ses 2 rampes d’accès, à…. 4.800.000€HT

Le document de l’étude mérite d’être cité:

Concertation avec les collectivités


Une visite du site avec les représentants de la commune de Mennecy a été réalisée le 5 avril 2007, elle a permis :
· de recueillir les attentes et suggestions quant à la suppression du PN,
· de présenter les pistes de réflexion.
La commune fait part de ses réticences envers le traitement des passages à niveau. Aux résultats de ces études, la commune propose une approche globale sur la vallée et sur l’axe ferroviaire pour démontrer l’intérêt de leur fermeture et/ou suppression en mettant en avant le renforcement de la sécurité routière, l’insertion environnementale et l’amélioration de la desserte ferroviaire compte tenu du fait que les impacts sur la commune ne sont pas négligeables.
Il ressort de la concertation que le rétablissement du PN par passage inférieur ou supérieur dans les emprises communales semble difficile à cause des impacts forts sur le bâti.
La fermeture du PN 18 pourrait être envisagée si l’on effectue le report des circulations routières vers le PN 17. Cette idée de solution conduisant à un aménagement du plan de voirie devra prendre en compte un allongement des trajets des habitants de la commune.
L’allongement de ce trajet pourrait être atténué avec une nouvelle voie routière le long de la voie ferrée vers le PN 17. L’aménagement nécessiterait alors des acquisitions foncières.

Comité de suivi

Le comité de suivi est chargé de donner un avis sur les différentes solutions proposées afin de déterminer l’opportunité et la pertinence du projet de suppression du passage à niveau.
Le comité de suivi est composé des membres suivants :
– La Région Ile France
– Conseil général Essonne – Direction des Déplacements S.E.G.T
– R.F.F. Direction IDF
– I.A.U.R.I.F.
– S.N.C.F. P.S.E. – Expert PN
– INEXIA (bureau d’étude)

FINANCEMENT

A ce stade de l’étude, aucun montage financier n’a été élaboré. Pour ce type d’opération, il peut être envisagé de répartir les montants entre :
– La Région Ile France et le Syndicat des Transport d’Ile de France (STIF)
– Le département de l’Essonne
– R.F.F.
– La commune de Mennecy

Il permet de constater que la commune a pas grand chose à dire, que même si elle dit quelque chose, cela ne sert à rien, et que malgré tout, les fonctionnaires écrivent froidement que la commune est susceptible d’avoir à participer au financement du projet. En passant, le S.N.C.F. P.S.E. – Expert PN , c’est le monsieur qui n’a pas de problèmes avec les panneaux 4×3 posés aux abords des PN.

Ce type de dossier me révolte car:

  • La SNCF est une organisation dont la vocation est de faire rouler des trains, elle n’a aucun mandat pour modifier l’urbanisme des villes. Le projet est pourtant labelisé SNCF.
  • La SNCF « fait du business » en engageant une filiale privée, Inexia, pour décider comment dépenser de l’argent public, sans aucune considération de l’intérêt général. La solution proposée n’a fait l’objet d’aucune étude socio économique, elle est pourtant engagée via une enquête publique à faire et une DUP à prononcer, comme si il était évident que rien d’autre ne s’impose et que rien ne peut remettre en cause le choix de ce projet.
  • RFF n’a rien a dire, le foncier appartient à SNCF, car la loi qui a créé RFF et transféré le domaine public ferroviaire de SNCF à RFF, en 1997, n’a jamais été appliquée à Mennecy. Les parcelles de la voie ferrée appartiennent à SNCF, et RFF n’existe pas à Mennecy. Ces 2 établissements publics, grands dépenseurs d’argent public, source d’endettements colossaux, devraient pourtant être les premiers à faire attention au respect des lois, des lois faites par le législateur et pas par SNCF.
  • Dans la suite, il y aura logiquement une maîtrise d’ouvrage déléguée à Systra, une autre filiale de SNCF, et des travaux exécutés par SETE, l’entreprise qu’on rencontre toujours sur les chantiers ferroviaires.

Après les 22,9 millions du PN17, en ajoutant les 4,8 millions du PN18, nous atteignons, pour Mennecy, la jolie somme de 27,7 millions d’euros Hors Taxes, estimés en 2008.

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2nde série de mesures de champ électrique dans les Levitt

Le souhait exprimé par les 3 opérateurs pour installer dans le sud de la ville, chacun, une nouvelle antenne relais avait soulevé beaucoup d’émotions chez quelques uns et j’avais alors assisté, avec ébahissement, à un déploiement d’arguments et de moyens qui m’avaient laissé pantois.

Passons.

Dans cette histoire, le premier opérateur à avoir exprimé ce souhait, Orange, avait proposé à la mairie de faire faire des mesures sur la zone concernée par ce souhait, je ne parle même pas de projet. Et ces mesures ont été effectuées le 15 avril 2009.
Vous connaissez sans doute ce dossier, il est longuement expliqué sur le site Internet de la ville, http://www.mennecy.fr puis LA MAIRIE->Documentation->Grands Projets
On y trouve, parmi de très nombreux documents le rapport de ces mesures.

Les 2 autres opérateurs sont arrivés un peu plus tard, et j’ai pu, grace à Bouygues et Orange, faire faire 3 autres séries qui ont permis de couvrir toute la ville de points de mesures de champ électrique dans la bande des radiofréquences entre 100 Khz et 3 Ghz. Il y peu, peut-être même aucune, de villes où les mesures ont été si exhaustives. Tous ces rapports sont sur cette page du site Internet de la ville. Ils sont aussi sur le site cartoradio, le site national qui répertorie les émetteurs et les mesures.

La polémique a enflé au fur et à mesure que les résultats arrivaient, en donnant l’impression que les détracteurs ne voulaient plus réfléchir aux vrais enjeux, ceux déterminés par les experts (à savoir la réduction de la puissance des téléphones) mais cherchaient la polémique, voire même une tribune, sans que le motif du débat ait une importance. Nous avons même atteint une sorte de prise d’otage des élus, sous forme d’une menace de procédure pénale si la ville envisageait l’installation d’une antenne relais, alors que les autorisations d’émettre sont accordées par l’Etat. Ces menaces sont bien sûr montées jusqu’aux autorités de tutelle des administrations citées comme argumentaire,jusqu’à l’Association des Maires de France, l’Association des opérateurs de mobiles et elles sont arrivées, par plusieurs voies mais en même temps malgré tout, jusque sur la table du COMOP mis en place par le Grenelle des Ondes.

La candidature de Mennecy pour être un site d’expérimentations du Grenelle des Ondes n’a pas été retenue, mais la ville aura quand même su contribuer au travail du COMOP, et il semble que cela a été important.

Toujours est-il que, dans cet effort de connaître et de mesurer, au cours d’une réunion le 19 novembre 2009 avec les principaux opposants à tout ce qui fait marcher les téléphones mobiles (au cours de laquelle d’ailleurs l’un d’eux a pris un appel avec son téléphone mobile. Sans même penser à de la politesse à l’égard de ses voisins, l’image a valu son pesant de cacahuètes!) et, puisque il y était affirmé que les mesures faites par des laboratoires payés par les opérateurs étaient manipulées pour produire des résultats rassurants, la ville a accepté de faire faire des mesures contradictoires, indépendamment des opérateurs.

A cet effet, une série de mesures identiques à celles du 15 avril 2009 a été commandée au Laboratoire Central de la Préfecture de Police (LCPP) et une autre série a été commandée au CRIIREM. Le rendez vous avec le LCPP a du être reporté 2 fois en janvier et février à cause des intempéries. Les mesures du LCPP ont été effectuées finalement le 24 mars 2010.

J’étais le seul à connaître la date, j’avais d’ailleurs été engagé dans une réunion à laquelle je n’ai pas pu assister. Les personnes chez qui des mesures en intérieur devaient être faites n’ont été prévenues qu’une heure à peine avant notre passage. Le rapport des mesures est arrivé la semaine dernière.

Les résultats sont, en valeur absolue, très proches. Sur l’école des Myrtilles, Emitech avait trouvé un champ électrique total à 1,01 V/m, ce qui est très peu. Avec le LCPP, le champ électrique total y a été mesuré à 0,31 V/m, ce qui est très très peu. Le maximum réglementaire est de 28V/m, soit 90 fois la valeur trouvée par le LCPP.
La différence est faible en valeur absolue, mais importante en valeur relative, cette différence est toutefois très comparable à l’incertitude de mesure. Aucune mesure n’est en effet exacte, les intervalles de confiance sont exprimés dans les 2 rapports, et ils se recouvrent. La valeur réelle est donc, avec une probabilité maximale, entre les 2 résultats.

Anecdotes: Emitech comme le LCPP ont mesuré plus de champ électrique du au téléphone sans fil de la directrice que des antennes relais des téléphones mobiles.
Enfin, une confirmation de la surprise trouvée par Emitech, c’est bien le Loran C et France Bleu IdF ondes moyennes qui sont les plus gros contributeurs de champ électrique. Les 2 rapports l’expriment bien. Par contre, le LCPP n’a pas trouvé de France Inter Grandes Ondes. (164 khz). Pour ces 3 fréquences (100, 164 et 861 khz, les valeurs sont très faibles, et le « zero » est dans l’intervalle de confiance. Le « coup de pas de chance » est parfaitement admissible.

Et un regret, nous n’avons toujours pas de mesures sur les antennes de Sainte Assise, antennes pour lesquelles toute la ville de Mennecy est en champs proches. Avec 2 MW, ce n’est pas anodin.

Ma conclusion: ce rapport du LCPP exprime des mesures tout à fait cohérentes avec celles de Emitech du 15 avril 2009, et il démontre que l’hypothèse selon laquelle les mesures du 15 avril 2009 auraient pu être manipulées ne doit pas être retenue.

Le Criirem, qui a bien un bon de commande de la ville depuis le mois de décembre 2009, fera ses mesures à une date qu’il choisira seul. Nous n’avons aucune information aujourd’hui.

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PN16: les abords créent du danger

Voici une photo prise le 4 avril 2010:

Approche PN16

 Vous roulez à 30km/h, vous êtes à 150m de l’endroit où les barrières seront visibles. A cet endroit, il restera 12m pour s’arreter AVANT les barrières.

Pendant les 18 secondes de l’approche, il y a 16 signaux, verticaux ou horizontaux, à trouver, à interpréter et à appliquer. Je n’ai pas compté ceux qui sont en arrière du PN.

Pensez vous sérieusement que l’approche de ce PN est sécurisée? Et surtout, pensez vous sérieusement que RFF, qui a fait installer ces panneaux 4×3 soit réellement concernée par la sécurité de ce PN?

Moi, je ne le pense pas, et je l’ai expliqué avec cette photo en main à l’infra de SNCF le 9 avril 2010.

Evidement, c’est à Corbeil et je suis concerné par Mennecy. Mais j’ai fait le même travail pour le PN19, depuis lanvier 2009. Et j’avais envoyé cette étude aux services techniques du Conseil Général:

Approche PN19

Ce sont tous les panneaux à découvrir, à comprendre et à interpréter dans l’approche du PN19. Comment voulez vous qu’un conducteur, vers le 12ème panneau, ait encore un peu d’attention à consacrer au passage à niveau qui est, à cet endroit, à une trentaine de mètres?

Je n’ai eu aucune réaction à mes questions, même et surtout après la collision du 2 mars 2009.

La sécurité des PN n’est pas un enjeu pour le Conseil Général ni pour RFF ou SNCF. Les projets de suppression et de déviation ne sont que des opportunités pour dépenser un maximum d’argent dans un minimum de temps, alors qu’il y aurait eu tant à faire, depuis si longtemps, et pour très peu d’argent.

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Suppression du PN17 à Mennecy

Le Passage à Niveau 17, PN 17, c’est celui qui est mitoyen avec Ormoy, en bas de rue Tournenfils. Sur les 4 PN de Mennecy, c’est le plus proche de Corbeil.

Le Conseil Général a fait une étude en 2007 et 2008 sur la suppression de tous les PN en Essonne. Sur le PN 17 à Mennecy et à Ormoy, seule Ormoy a participé à cette étude, les services et les élus de la ville de Mennecy n’ont même pas été informés qu’une étude était en cours pour le PN 17.

Le dossier, marqué confidentiel, n’est arrivé à la mairie que parce que j’avais découvert sur le dossier de la suppression du PN 18 (rue Jean Jaurès) et en particulier sur le plan du projet un « morceau » du projet PN17. Interrogé, le service des grands travaux du Conseil Général a alors découvert que le PN17 n’était pas seulement à Ormoy, et que l’impact du projet n’était qu’à Mennecy. C’est dire quelles sont la rigueur et la méthode qui animent ce type de projet au Conseil Général.

Voici donc une vue du projet du Conseil Général:

Suppression PN17

Il y a 18 parcelles impactées à Mennecy, aucune à Ormoy. Il faut détruire 7 maisons. Les propriétaires n’ont pas été informés.
La quasi suppression du bassin de rétention remet en question toute l’urbanisation en amont, et en particulier la ZAC Montvrain 2. Le SIARCE et la CCVE n’ont pas été informés.

Le coût total de ce projet est estimé, aux conditions économiques 2008, à 22,9 millions d’euros HT.

Le Conseil Général n’a, bien sûr, recueilli aucune approbation de la ville de Mennecy mais, toujours convaincu que le projet est à Ormoy, n’a pas cherché à en obtenir non plus!

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