Electricité, finances et Mennecy

ERDF + EDF

Tout le réseau de distribution d’électricité appartient aux communes, aux communes seulement et forcément, depuis la loi du 15 juin 1906. C’est important, il s’agit de tout le réseau électrique dont la tension est inférieure à 63.000V.

85% des points de livraison d’électricité (33 millions) sont sur des réseaux de distribution concédés à ERDF. ERDF avait 1099 contrats de concession en 2008, d’une durée de 20 à 30 ans. A Mennecy, le contrat de concession a été signé en 1995, pour une durée de 30 années.

Dans le tarif réglementé de l’électricité facturée au consommateur ordinaire, la part distribution qui revient à ERDF constitue à peu de choses près 33% du prix hors taxe. C’est un chiffre d’affaires supérieur à 11 milliards d’euros. C’est une grosse somme qui attire l’attention. Le groupe EDF, dont ERDF est une filiale, a réalisé un CA de 66 milliards d’euros en 2009.

Ce sont des grosses sommes, mais il y en a une qui reste mystérieuse et qui devient importante pour la ville.

Pour faire court, la commune de Mennecy, comme 1098 autres collectivités territoriales, délègue à l’opérateur ERDF (une société de droit privé, filiale de la société anonyme EDF, cotée en bourse, active sur les marchés financiers et sur d’autres territoires tels que la Grande Bretagne ou les Etats Unis) le fonctionnement et l’entretien du réseau. En échange de cette déléguation, ERDF facture les clients en assurant le financement de ce fonctionnement et de cet entretien. ERDF porte le risque, le risque d’un impayé ou le risque des dommages infligés par une tempète par exemple.
Les 1099 contrats, et donc celui de Mennecy, sont disponibles à la lecture sur le site Internet de ERDF.

Tout cela est bien expliqué, en quelques mots, dans le rapport financier annuel 2009 de EDF:

Rapport financier annuel 2009 de EDF, page 80:

Les contrats de concession sont généralement négociés localement sur la base du modèle de cahier des charges adopté en 1992, mis à jour en juillet 2007, dont les principales clauses portent sur les points suivants :
• l’objet et l’étendue de la concession : l’autorité concédante garantit au concessionnaire le droit exclusif d’exploiter le service public de développement et d’exploitation du réseau public de distribution d’électricité sur un territoire déterminé et de fourniture aux tarifs réglementés de vente. Le concessionnaire est responsable du fonctionnement du service et l’exploite à ses risques et périls ;
• les principes de tarification, à savoir l’égalité de traitement des usagers, l’efficacité économique et la péréquation géographique ;
• le paiement par le concessionnaire de redevances au concédant ;
• l’obligation pour le concessionnaire de pratiquer des amortissements industriels et de constituer des provisions de renouvellement prenant en considération le coût de remplacement des ouvrages devant faire l’objet d’un renouvellement (article 10). Les montants correspondant à ces dernières obligations font l’objet annuellement d’un compte-rendu aux concédants (article 32) ;
• les modalités pratiques en cas de renouvellement de la concession : « l’excédent éventuel des provisions constituées par le concessionnaire pour le renouvellement ultérieur des ouvrages concédés par rapport aux sommes nécessaires pour ces opérations sera remis à l’autorité concédante qui aura l’obligation de l’affecter à des travaux sur le réseau concédé. » (article 31A) ;
• les modalités pratiques et financières en cas de non renouvellement ou de résiliation anticipée lorsque le maintien du service ne présente plus d’intérêt (article 31-B), à savoir:
 

  • la remise au concédant des ouvrages et du matériel de la concession en état normal de service, 
  • le versement par l’autorité concédante d’une indemnité égale à la valeur non amortie réévaluée des ouvrages dans la proportion de la participation d’EDF à leur financement (ces dispositions ont vocation à permettre la récupération par EDF de la valeur non amortie des ouvrages financés en tant que concessionnaire), et 
  • le versement par le concessionnaire au concédant du solde des provisions constituées pour le renouvellement des ouvrages, complété des amortissements industriels constitués dans la proportion de la participation du concédant au financement des ouvrages.

Dans le bilan du groupe EDF, on trouve dans la colonne « actifs » les provisions constituées pour financer les futurs renouvellements des biens concédés par les communes. Et dans la colonne « passif », la valeur des obligations du groupe EDF à l’égard des concédants. Fin 2009, la valeur des provisions s’élevait à 2,330 milliards d’euros. C’est aux pages 276 et 277 du rapport 2009.
Pour un total de 1099 concessions, la provision moyenne sur chaque concession serait donc de 2330/1099 = 2,121 millions d’euros. A l’échelle des budgets d’une ville comme Mennecy, l’ordre de grandeur de ces provisions n’est donc pas négligeable du tout. Et c’est cette somme qui attire mon attention.

Car je n’arrive pas à la connaître. Je ne connais d’ailleurs pas la contribution de Mennecy au passif du groupe EDF.

La ville a toujours bien obtenu le rapport annuel de ERDF, et ce rapport annuel a toujours bien contenu un volet financier. Mais ce volet financier n’a jamais affiché ces 2 sommes.
Interrogé depuis 2 années, le directeur territorial de ERDF a fini par m’avouer qu’il ignorait comment les financiers du groupe EDF calculaient les provisions.

Il est certain que ce type de question est nouveau pour le groupe EDF. EDF est une société anonyme depuis 2004 et publie depuis des comptes au format IFRS, des comptes enfin lisibles et comparables à ceux d’autres sociétés. La société EDF est cotée en bourse depuis 2005 et le format de la communication financière est devenu, enfin, plus transparent. Mais c’est récent.
Chez ERDF, c’est encore plus récent puisque la filialisation de l’activité de distribution et le transfert des concessions de service public dans une structure dédiée, avec donc des comptes dédiés, n’a commencé qu’en 2008. ERDF n’a donc que 2 exercices à son compteur, c’est peu devant l’ampleur du changement.

Mais les sommes en jeu sont énormes, et l’avenir du réseau de distribution de la ville est déterminé par ces provisions. Nous avons par exemple des poteaux en bois qui atteignent bientôt 50 ans. Ce sont ces provisions qui doivent financer leur changement. Et je n’ai ni provisions, ni programme pluri-annuel de renouvellement.

Inversement, je vois le groupe EDF se lancer dans des grands emprunts, avec facilité puisque le groupe peut apporter en garantie une liste d’actifs particulièrement impressionnante. Mais dans ces actifs, il y a une part de Mennecy, et je ne pense pas que la ville doive contribuer aux garanties qu’EDF fournit à ses créanciers.
Je vois aussi EDF se déployer à l’étranger an achetant des parts de groupes d’energie tels que British Energy en Grande Bretagne ou Constellation aux Etats Unis. J’aimerais être certain que les provisions au titre du réseau de Mennecy ne soient pas mobilisées dans ses actifs et restent dans des actifs plus liquides, susceptibles d’être réalisés pour le renouvellement contractuel du réseau la ville.

Je ne suis pas arrivé à obtenir de réponse par la voie institutionnelle, c’est à dire via le responsable territorial de l’Essonne, une personne au demeurant très compétente et qui a pourtant visiblement cherché à répondre à mes questions.

C’est pourquoi je vais prendre la question par l’autre bout du problème. J’ai acheté une action du groupe EDF (à peu près 40 euros), et l’actionnaire Jean Féret va maintenant questionner le conseil d’administration du groupe à propos de l’usage de ces 2,330 milliards d’actifs.

C’est l’immense avantage, en théorie au moins, du fonctionnement des sociétés côtées en bourse.

MAJ du 4 mai: le coût de l’aquisition d’une action, via la banque postale, est de 54,50€

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La Suisse dispose maintenant d’un porte-avions.

Porte-avions Suisse

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Boing 797

A390

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ADSL: du yakafocon au rationnel

Accrochez vous, j’ai été très prolixe jusqu’à maintenant, mais aujourd’hui, je change d’échelle…. 

Depuis le début de la campagne des élections municipales, donc depuis 3 années maintenant, l’équipe aujourd’hui à la mairie est très régulièrement interpellée à propos de la qualité insuffisante des connexions à Internet dans les Levitt. Le message est bien reçu, bien compris, et je voudrais ici porter à votre connaissance l’état de ce dossier.

Ce dossier fait partie des enjeux importants pour le mandat. Cela a été en effet une découverte importante faite par le candidat Dugoin dès le début de sa campagne: il y a beaucoup, vraiment beaucoup, de gens qui travaillent à la maison, et qui, pour travailler, ont vraiment besoin d’un débit « honorable ». Il est trop souvent associé aux demandes de montée en débit des affaires de téléchargement plus ou moins légaux et toujours très massifs. Mais la découverte, c’est que le vrai besoin, c’est de travailler à la maison, autant parce qu’on est travailleur indépendant que parce que. Et c’est la grande découverte, parce que le travail à la maison fait de plus en plus souvent partie de la vie ordinaire.

Il s’agit par exemple de

  • quelqu’un qui travaille avec des collègues, des partenaires ou des clients éloignés de plusieurs fuseaux horaires (ca, j’ai largement donné personnellement en travaillant pour une société québecoise, -6h, avec des clients jusqu’à Singapour, +6h),
  • quelqu’un qui est d’astreinte et surveille à distance un processus industriel avec une application « métier » exigeant un débit « raisonnable » de quelques Mbits/s
  • un étudiant dans une université de Paris dont TOUS les cours sont sur podcast (c’est une fierté de la région).
  • …

Et il y a aussi les besoins en loisirs légitimes, par exemple la TV sur ADSL dans un lotissement où une parabole déchaine les passions.

Bref, la demande pour de la montée en débit est importante, et elle est justifiée.

Historiquement, les Levitt ont été construites avec, pour chaque maison, une ligne de téléphone. C’était un privilège en 1972. Dans la région, quand on avait le téléphone, c’était rare et presque toujours partagé avec plusieurs autres maisons. Mais pas dans les Levitt.
A l’époque, Mennecy avait 3500 habitants, pas beaucoup de téléphones, une poste dans la rue de la poste (pas celle d’aujourd’hui, l’autre) avec un répartiteur incapable de recevoir soudainement 1680 nouvelles lignes. Donc, pour répondre à la pression du promoteur, les PTT de l’époque ont construit une nouvelle infrastructure et, pour rechercher quelques synergies, l’ont construite pour en faire bénéficier un périmètre aussi large que possible. Le nouveau répartiteur a été construit près de l’aqueduc, juste avant Chevannes. Cela permettait d’équiper les Levitt ET Chevannes avec un seul investissement. Génial pour la voix, à l’époque, mais inadapté à la technologie ADSL déployée 30 années plus tard.

Entretemps, une nouvelle Poste a été construite à Mennecy, le nouveau noeud de raccordement a été placé à côté de la crèche Jean Bernard et toutes les lignes de téléphone de la ville sont raccordées à un noeud situé au centre géographique de la ville. Génial pour la voix ET pour l’ADSL.

Mais les Levitt sont et resteront raccordées à Chevannes. L’anomalie de l’ADSL à petit débit doit être corrigée autrement. Autrement, c’est à dire que la « boucle locale« , les fils entre Chevannes et chaque maison Levitt, doit être améliorée pour, sans changer le chemin suivi par les fils, offrir plus de débit.

La boucle locale appartient à France Telecom. C’est une longue histoire qu’il est inutile de raconter ici. Pour l’améliorer, il faut que France Telecom soit convaincue d’y faire un investissement, investissement qui serait ensuite, c’est une obligation imposée au monopole de France Telecom, mis à disposition d’autres opérateurs au prix d’un loyer identique pour toutes les lignes, quelque soit leur longueur et le prix pour les construire. France Telecom est évidement assez difficile à convaincre…

Cette régle a été dictée par le législateur (en clair, nos députés) et elle est appliquée par le régulateur, une institution de l’Etat qui s’appelle l’ARCEP. Quand ces règles ont été pensées, il n’y avait pas de haut débit en France. Elles ont été utiles pour déployer l’ADSL pour 99% de la population (attention, pas 99% de la surface du territoire). Une des ces règles impose un débit minimal de 512 kbits/s. Ce plancher parait aujourd’hui dérisoire. Il a été défini à une époque où les meilleurs modems grand public fonctionnaient à 28.800 bits/s et les lignes Numeris, à 64.000 bits/s, étaient du luxe. 512 kbits/s constituait à l’époque un objectif très ambitieux, surtout s’il s’agissait de couvrir 99% de la population. (Séquence souvenir: nous avions tous des Minitel qui fonctionnaient à …… 1200 bits/s)

Mais nous avons changé d’époque, nous avons changé de siècle. Nos modes de vie ont évolué, nos attentes et nos besoins aussi. Par contre nous avons toujours France Telecom, l’Arcep, l’ADSL et 512 kbits/s.

Techniquement, pour les Levitt, c’est assez simple. Il y a 3 sous répartiteurs qui distribuent les lignes venant de Chevannes sur les 1680 maisons. Le plus critique, qui dessert 900 maisons, est au carrefour Verville/Garde. Un autre se trouve à l’angle Verville/route de Chevannes, et le moins critique se trouve à l’angle Neufville/route de Chevannes. Il y a au moins un fourreau vide qui arrive sur chacun d’eux, depuis Chevannes. Une des solutions consisterait (attention, c’est ici un discours de type « yakafocon ») à passer une fibre optique jusqu’à chacun d’eux depuis Chevannes, à construire une armoire supplémentaire à côté de chacun d’eux, et d’y installer les équipements ADSL qui se trouvent aujourd’hui à Chevannes, les DSLAM.

C’est une intervention sur la boucle locale (c’est une expression à retenir pour la suite de la note). Elle est évaluée aujourd’hui, malgré la quasi absence de génie civil, à 450.000€ HT. Réglementairement, l’accès à la boucle locale ne peut se faire qu’avec l’adhésion de France Telecom et, une fois réalisée, sera utilisable par les concurrents de France Telecom aux mêmes conditions que les lignes suffisamment courtes, dans le reste de Mennecy, pour ne pas imposer cet investissement. Retenez aussi l’investissement par maison: 450.000/1680 = 268 €HT. Comme cet investissement n’est pas imposé aux concurrents de France Telecom, il est même interdit à cause du monopole sur la boucle locale, il y a distorsion de la concurrence.

Le régulateur, l’ARCEP, n’est pas resté inactif devant cette situation et a lancé tout un travail pour préparer un changement des règles du jeu, tant pour un déploiement du Très Haut Débit (la fibre optique jusqu’à l’abonné) que pour la montrée en débit des zones aujourd’hui mal desservies par l’ADSL mais pas assez denses pour justifier l’investissement colossal de la fibre optique, estimé à au moins 1500€ par abonné en zone dense.

La ville de Mennecy n’est pas restée inactive non plus, en s’informant, tant sur l’architecture du réseau télécom de son territoire que sur les dispositions réglementaires de l’accès à la boucle locale.

Pour autant, la position de l’ARCEP, publiée le 25 février 2010, recommande aux collectivités territoriales d’attendre encore un peu avant de lancer toute action, pour que les nouvelles règles que l’ARCEP va instituer soient définies et rendues applicables. Cet avis est sur le site de l’Arcep, dans les communiqués de presse. Vous pouvez aussi le télécharger ici.

L’ARCEP a fait une consultation publique avant de rendre cet avis. Et, à côté de l’avis, il y a les contributions de plusieurs parties prenantes et, parmi celles-ci, celle du Conseil Général de l’Essonne. Cette oeuvre a été signée par Mr Richomme, agrégé en physique après avoir été astrophysicien, et ce jour-là devenu soudainement économiste.
Cette contribution peut être résumée en 3 phrases:
Le conseil général de l’Essonne estime ne pas devoir investir à la place des opérateurs. (page 6).
Le conseil général estime qu’il serait vertueux de définir un tarif de location inversement proportionnel au débit de la ligne. Cette tarification devrait inciter les opérateurs à investir en fibre optique dans les zones denses (tarifs élevés). Cette tarification inciterait les opérateurs à investir en montée en débit si la marge (prix de détail-prix de location) est insuffisante. (page 21)

Selon Mr Richomme, le Conseil Général, et même toutes les collectivités territoriales ne doivent pas investir dans la boucle locale, et il faut imposer un tarif variable sur l’accès à la boucle locale.

Selon moi, les opérateurs, tous privés, restent maîtres de leurs investissement, c’est de l’argent privé, nous sommes pas encore dans une économie administrée, et rien ne prouve que les opérateurs vont mettre de l’argent dans des lignes longues desservant peu de clients pour peu de revenus futurs. Je pense même que ce serait le contraire. C’est pourquoi je souhaite ardemment que l’avis de Mr Richomme ne soit pas suivi par l’ARCEP et je reste très vigileant sur les décisions prochaines de l’ARCEP pour savoir monter, enfin, un projet qui répondra aux attentes des habitants des Levitt, avec, si les nouvelles règles à venir le permettent et si cela est efficace, un engagement de la ville sous une forme encore inconnue mais qui pourrait être déterminant.

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Suppression du PN20 à Mennecy

Le Passage à Niveau (PN) n°20, c’est celui qui mène à Echarcon.

Il y a aussi un projet de suppression de ce PN, le voici:

Projet suppression PN20

Vous pourrez remarquer sans difficulté que ce projet est un volet du projet « PN 19 » (le PN de la gare) mais qu’il a pas figuré dans les 2 enquêtes publiques menées pour ce PN19.
L’intérêt du projet monumental de la suppression du PN19 repose pourtant en partie sur la solution qu’il apporte pour le PN20, et l’impact du projet PN20 est considérable, il consiste à construire une route dans un espace Natura 2000, classé aussi ZNIEFF de type 1 et, cerise sur le gateau, la décharge de la papeterie impossible à évacuer, qui a été – mal – confinée sous une bache plastique et quelques cm de terre.

Si le projet du PN19 consiste à créer 940m de voirie nouvelle, celui du PN20 va provoquer la création de 1000m. Ces 1000m sont évalués à 8 millions d’euros HT – évalués en 2008.

1000m de route sans pont, sans tunnel, sans rond-point, pour 8 millions d’euros!!!!!!!
Le PN 17 et le PN18 nous avaient enmennés à un total de 27,7 millions, nous arrivons donc maintenant à un total de 35,7 millions d’euros HT!!!!!

Après tout, une fois toutes les barrières morales et financières franchies, il serait dommage de priver les filiales d’ingénierie de SNCF de cette manne.

Plus classiquement, le rapport de l’étude cite une concertation avec la ville, où il est clair que Mennecy est consultée pour n’avoir rien à dire, mais que Mennecy est supposée participer au financement:

IV. CONCERTATION

Concertation avec les collectivités

Une visite du site avec les représentants de la commune de Mennecy a été réalisée le 5 avril 2007, elle a permis :
· de recueillir les attentes et suggestions quant à la suppression du PN,
· de présenter les pistes de réflexion.
La commune fait part de ses réticences envers le traitement des passages à niveau. Aux résultats de ces études, la commune propose une approche globale sur la vallée et sur l’axe ferroviaire pour démontrer l’intérêt de leur fermeture et/ou suppression en mettant en avant le renforcement de la sécurité routière, l’insertion environnementale et l’amélioration de la desserte ferroviaire compte tenu du fait que les impacts sur la commune ne sont pas négligeables. Il ressort de la concertation que la proximité du parc du château et de la zone Natura 2000, rend difficile l’implantation d’un ouvrage d’art pour franchir les voies ferrées. Une solution pourrait consister à fermer le PN 20 en déviant la route en provenance d’Echarcon vers le PN 19, en empruntant le chemin forestier.
L’attention est attirée sur le fait que ce PN se situe dans une zone environnementale particulièrement sensible.

Comité de suivi

Le comité de suivi est chargé de donner un avis sur les différentes solutions proposées afin de déterminer l’opportunité et la pertinence du projet de suppression du passage à niveau.
Le comité de suivi est composé des membres suivants :
– La Région Ile France
– Conseil général Essonne – Direction des Déplacements S.E.G.T
– R.F.F. Direction IDF
– I.A.U.R.I.F.
– S.N.C.F. P.S.E. – Expert PN
– INEXIA (bureau d’étude)

V. FINANCEMENT

A ce stade de l’étude, aucun montage financier n’a été élaboré. Pour ce type d’opération,
il peut être envisagé de répartir les montants entre :
– La Région Ile France et le Syndicat des Transport d’Ile de France (STIF)
– Le département de l’Essonne
– R.F.F.
– La commune de Mennecy

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