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A propos des droits et devoirs du chomeur

On en parle beaucoup depuis que le président aborde le projet de réformer les règles de l’indemnisation du chômage.

Il s’agit d’imposer au demandeur d’emploi un travail, en lui faisant choisir entre ce travail et plus d’indemnisations, ou pas de travail et plus d’indemnisations.

Pour être plur clair, une administration -Pôle emploi – qui est un passage obligatoire pour les employeurs et les demandeurs d’emploi – un monopole en fait – affectera les demandeurs d’emploi à son bon vouloir.

C’est le devoir du demandeur d’emploi que d’accepter ce travail, en échange du droit d’être administré s’il n’a pas de travail.

Cette administration – Pôle emploi – travaille dans l’intérêt général. C’est la raison d’être du service public, disponiblepour tous et égal pour tous.

Alors allons jusqu’au bour du raisonnement: le chômeur trouve tout seul un poste de travail pour lequel il est qualifié et pour lequel il demande une rémunération plus faible que celui qui occupe ce travail. Est-ce que Pôle Emploi pourra refuser d’affecter ce chômeur à ce poste, au nom de l’intérêt général. Ou bien est-ce que Pôle emploi devra protéger le détenteur de ce travail au nom de l’intérêt particulier de ce travailleur?

Allons encore plus loin. Le chômeur trouve tout seul un poste dans une administration, un poste occupé par quelqu’un qui a moins de quaification et qui exige une plus forte rémunération que lui. Est-ce que Pôle Emploi devra « éjecter » ce fonctionnaire pour le remplacer par ce chômeur au titre de l’intérêt général?

Il y a plus de chomeurs que de fonctionnaires, beaucoup sont très qualifiés (parmi les chômeurs comme parmi les fonctionnaires). Est-ce que l’intérêt général ne serait  pas de rebattre les cartes pour tout le monde plutôt que de maintenir des pans entiers du marché du travail à l’abri des changements, et d’exiger la performance sur la part laplus fragile des travailleurs?

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Rased: combien…

Je sors d’un conseil d’école où un enseignant du Rased est venu expliquer la situation du Rased et l’éventualité de suppressions de postes chez les enseignants du Rased.

A Mennecy, nous avons en effet une « base Rased », initialement installée dans un ancien logement d’instituteurs et alors, d’un point de vue comptable, formant la 10ème école de la ville.
Depuis, le Rased a été relogé dans une classe inutilisée d’un groupe scolaire de la ville, et le logement d’instituteurs est devenu un logement social occupé par une famille locataire d’un bailleur social (après rénovation du logement).

Dans ce groupe scolaire, le Rased occupe l’équivalent de la surface d’une classe, il y a 15 classes dans ce groupe scolaire. Comptablement, il contribue pour 6% aux coûts de cette école. Cela met l’investissement dans le local pour le Rased à environ 500.000€HT. Amorti linéairement sur 50 années, le Rased contribue pour 10.000€/an à l’investissement.
L’entretien et la rénovation de ce groupe scolaire, lissé sur une période de 20 années, revient à 150.000€HT par an, le Rased y contribue pour 9000€/an (valeur 2011). Les fluides de cette école coûtent 45.000€/an, le Rased y conribue pour 2700€/an.
Tout compris, le Rased est une charge pour la commune de 21.700€/an

Que produit le Rased? C’est un mystère. Le rapport annuel, en théorie porté à la connaissance du conseil d’école de l’établissement de rattachement au 3ème trimestre, reste inconnu pour la ville.

Qui bénéficie des services de ce Rased? Au moins Mennecy et ses écoles primaires, mais le reste du territoire reste dans les limbes de l’administration. Et Mennecy ne peut pas demander aux autres communes de contribuer à la charge du Rased. Nous ne savons pas exactement quelles sont-elles, ni même à quel titre elles seraient concernées par les dépenses de « notre » Rased.

Combien d’heures devant élèves? Là, c’est le grand mystère.

Nous avons aussi un « enseignant nomade sédentarisé » dans une de nos écoles. En grattant un peu sur les sites de l’éducation nationale et chez ses syndicats, on découvre que ce concept n’existe pas, aucune décision administrativen’a créé ce statut. Et pourtant il a l’air d’être payé!

On aimerait pouvoir les aider, ces gens des Rased, ils ont l’air sincères à propos de l’aide qu’ils apportent aux enfants en difficulté, une aide surement plus palpable que celle que n’apportent pas les enseignants qui n’enseignent pas. Mais c’est difficile car ils ne donnent aucun argument objectif qu’un politique pourrait avancer dans les séances d’arbitrage.

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Loupé aussi: l’humour de M. Guedj

M. Guedj,président du conseil général de l’Essonne, s’est fendu d’un article sur son blog.

Il trouve que Mennecy est un « drole d’endroit ».

Drôle d’humour en réalité, empreint d’une arrogance dont nous n’avons pas besoin.

Mennecy, c’est un endroit où la majorité installée depuis 25 ou 33 ans, et l’opposition installée depuis à peu près aussi longtemps, ont été proprement virées aux dernières élections.

Depuis, nous travaillons, beaucoup. Les logements sociaux qui vont être construits satisferont une attente exprimée au CCAS et dans le bureau du maire tous les jours. Il serait heureux et salutaire pour m. Guedj qu’il exprime sont humour à l’égard des gens qui bénéficieront de ces logements.

Il serait aussi opportun, toujours pour prolonger ce trait d’humour, d’expliquer que l’opposition, socialiste, de Mennecy s’est opposée à la construction de logements sociaux en tentant un recours contre la révision du PLU qui, déjà, utilisait cette possibilité d’augmenter le COS pour du logement social. Combiné avec l’utilisation, déjà aussi, d’un droit de priorité des communes pour l’acquisition de terrains appartenant à l’Etat en vue de construire du logement social, lesprojets de Mennecy, sans devenir innovants, sont devenus des exemples.

Des exemples aussi à propos des choix de l’opposition, socialiste, qui a voté contre un budget qui allouait, en recettes et en dépenses, l’acqusition de ce terrain visité par le Chef de l’Etat et sa revente au bailleur social i3F.

Mais là où je ne rigole pas, c’est en lisant le reste de l’article à propos du manque de financement du logement social. A Mennecy, le passage de 15 à 21% de logements sociaux se fera sans pleurer ou chialer auprès de l’Etat, de la région ou du département.

Une seule chose nous fera crier: c’est la stupidité du conseil général à s’acharner à vouloir faire passer 20.000 véhicules par jour, 2500 véhicules/heure en heure depointe, devant le collège de Mennecy, alors que cette voie a vocation de desserte locale, tant sur le schéma directeur de la voirie départementale que sur le SCOT de la CCVE. A trop perdre de temps à rigoler, M. Guedj ne peut pas consulter les documents d’urbanisme qui s’imposent à lui.

 

 

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Le projet du Parti Radical

Je l’ai trouvé sur le blog de Jean-Philippe Dugoin, président du Parti Radical en Essonne.

Pas mal, facile à lire, et clair dans ses objectifs, on remarque qu’il n’y a pas de fioritures ni de cosmétiques, tout est dans la substance.

Un peu timide cependant sur 2 aspects.

Le premier, à propos de la concentration des pouvoirs et, à quelques lignes, la lutte contre le mille-feuilles administratif et l’infinie capacité de nos administrations à se recouvrir et se concurrencer, pour le plus grand malheur des contribuables.

Il faudrait donc clairement choisir de concentrer chaque compétences sur une seule strate administrative, et construire une gouvernance efficace pour chacune de ces strates. Limiter à 3 mandats successifs les fonctions d’un élus dans un exécutif local ne suffira pas. C’est l’attrait pour l’exercice de ces mandats qui serait efficace.

Aujourd’hui, une majorité de citoyens ne peut pas exercer un mandat, car l’élu  n’a pas de statut, pas de protection sociale, pas d’accompagnement pour se réinsérer dans la vie normale après un mandat. Pour être élu local et confortable, il faut être retraité ou fonctionnaire, ou les 2. La crise et la montée du chômage mettent au rancart des trésors de connaissances et de savoir-faire, mettons plutôt ces compétences en position de servir, à l’échelon local ou plus, mettons les en compétition avec les détenteurs historiques des pouvoirs, petits ou grands. Il ne peut en sortir que du mieux!

Le 2ème aspect que je trouve trop timoré concerne la relance de l’économie. Il y a toute une collection de voeux pieux tels que la séparation des activités de dépot et de spéculation, le bannissement des paradis fiscaux (mas pas bancaires, il ne faut pas pousser!) ou encore le fléchage de l’investissement porté par l’épargne vers les entreprises, mais il manque quelque chose d’important.

Il s’agit de la valeur ajoutée et, surtout, l’intensité de l’utilisation de nos ressources, limitées, pour créer de la valeur ajoutée. La valeur ajoutée, c’est ce qui nous fait vivre. L’économie, c’est l’ensemble des moyens dont nous disposons pour échanger des biens et des services pour créer de la valeur ajoutée.

Mais à quelle vitesse fonctionne l’économie? A quelle vitesse circulent les ressources financières pour créer de la valeur et distribuer cette valeur? Quelle est l’intensité de l’utilisation de l’épargne accumulée aujourd’hui par les Français? J’aurais aimer trouver des idées à ce propos dans ce projet.

A titre d’exemple, on parle en ce moment du patrimoine foncier de l’Etat, que beaucoup estimeopportun de consacrer à la création de logements. Belle phrase, à ranger dans le tiroir des voeux pieux.

Prenons le cas de RFF, premier propriétaire foncier de France. Combien vaut ce patrimoine? Quelle richesse crée t-il? Si on découpe un euro de patrimoine, combien d’euros de richesses en moins créera t-on?
Ne pas savoir répondre devrait être un motif de licenciement immédiat et sans indemnités pour les dirigeants de RFF, tous fonctionnaires au service de l’intérêt général de … de qui au fait?
Les bons dirigeants de RFF seraient capables de produire le service qu’on attend d’eux avec le strict minimum de ressources financières et matérielles.

C’est un réflexe dans le monde de l’entreprise privée, il manque dans nos administations empétrées dans le statut et la conviction que l’argent public est gratuit et disponible sans limites.

 

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