Chomage en janvier 2012: un copier-coller de janvier 2011

C’est authentique, le site du ministère de l’emploi publie le 24 février les chiffres du chômage de janvier 2012 avec, en titre, le chômage en janvier 2011.
Le copier-coller a été un peu rapide, et l’analyse probablement trop sommaire. Ou alors, ils sont dépassés par la situation…

En peu de mots, au 31 janvier 2012, en France (avec les DOM car c’est la France aussi):

  • 2.861.700 chômeurs cat A (disponible immédiatement, pour n’importe quoi) en France métropolitaine
  • 1.396.500 chômeur cat B et C en France métropolitaine

soit un total de 4.258.200 chômeurs cat A, B et C en France métropolitaine et un total de 4.525.200 chômeurs cat A,B et C dans toute la France (donc avec les DOM)

  • 609.300 chômeurs en cat D et E en France métropolitaine

et nous arrivons à un grand total de 5.134.500 chômeurs en France toutes catégories confondues.

Selon l’Insee, il y a 26,5 millions d’emploi en France. Ces chômeurs représentent donc 16,23% de la population active. (voir série longue depuis 1989 en cliquant ici)

Quand vous parlez à quelqu’un qui a l’âge d’être actif, vous avez une chance sur 6 qu’il soit inscrit à Pôle Emploi.

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Forces et faiblesses du Hollandisme

Une fois n’est pas coutume, j’ai pompé intégralement un article sur un blog du journal Le Monde. C’est un article posté par une éditorialiste, Françoise Fressoz.

C’est vrai que le « Hollandisme » loue une France très IIIème république, laïque, presque impériale et surement très provinciale, mais très certaienement complètement inadaptée au monde du 21ème siècle, avec une compétition entre « méga-blocs », des pays émergeants qui ont très certainement émergé depuis que nous cessons de chercher à comprendre ce qui nous entoure.

Mais, de l’autre côté, on ne peut pas nier un teint bonapartiste!

De retour vers le passé! Monde, nous voilà!

Forces et faiblesses du hollandisme

 Au fil des écrits, le « hollandisme » se précise. Dans son discours du Bourget prononcé le 22 janvier puis dans son livre Changer de destin (Robert Laffont) qui vient de paraitre, François Hollande use et abuse du mot « République ». Il se veut républicain d’abord, ce qui ne l’empêche évidemment pas de se revendiquer socialiste et plus finement encore « social démocrate » mais enfin, tout son discours tourne autour d’un  mot : la République.

La République n’appartient pas qu’aux socialistes. C’est l’héritage commun de tous ceux qui ont lutté contre la monarchie, le bonapartisme et ont cherché à éviter la dictature aux heures sombres de l’histoire française. En se disant républicain, François Hollande affirme une volonté de dépassement du socialisme. Il veut être le rassembleur de tous ceux qui accusent Nicolas Sarkozy d’avoir « abimé la République » .

Mine de rien,  François Hollande fait aussi évoluer le socialisme mais en évitant de réveiller les querelles de clocher entre « gauche bobo » et » gauche du peuple »,  sociaux-libéraux,  sociaux-démocrates et socialistes tout court. Il fait sa propre synthèse. Derrière le mot « République », il inscrit l’égalité et la solidarité bien sûr mais aussi la lutte contre les dérives de la finance, la  défense ferme de la laïcité, le rejet du communautarisme, le droit à la sécurité, la reconnaissance de l’identité française et même l’éloge du  patriotisme.

Le seul héritage dont il se démarque vraiment est celui de mai 68 qui était déjà en nette perte de vitesse en 2007. Il prend cependant soin de rester libéral sur les sujets de société : il défend le droit de vote des étrangers aux élections locales, le droit à mourir dans la dignité, évolution des lois bioéthiques, etc.

La République de François Hollande fleure bon le terroir. C’est une nostalgie de la IIIe République. Une IIIe République magnifiée où tous n’étaient pas égaux mais où les méritants pouvaient s’élever, grâce à l’école. Les parents croyaient en l’avenir de leurs enfants, l’ascenseur social fonctionnait, la France se vivait comme un modèle. Nostalgie !

La nostalgie est une façon de panser les plaies d’une nation qui ne croit plus en son avenir,  mais si on ne la dépasse pas,  cela peut aussi devenir un  piège. La République, telle que l’a décrit François Hollande, valorise le passé au détriment de l’avenir. C’est une forme de restauration qui  se prive de toute référence à ce qui marche ailleurs, hors du modèle français et qui fait l’impasse sur ce qui  mine vraiment la République aujourd’hui : la quasi impotence de l ‘Etat, asphyxié par le niveau record des dépenses publiques, des impôts et de la dette.

Cependant la campagne ne fait que commencer. Il fallait poser les bases. Le reste viendra  bientôt peut être.

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La TVA dans l’Europe des 27

Vu sur le site de la commission européenne, le tableau de tous les taux de TVA dans les 27 états membres.

Au premier regard, il faut retenir qu’avec 19,6%, la France est dans le peloton de queue.
Au delà, il faut s’interesser à l’évolution de ces taux, c’est dans les dernières pages de ce document.

Ces évolutions sont nombreuses dans laplupart des états. La TVA est une variable d’ajustement, pour tout le monde, tous bords politiques confondus.

En France, la TVA a baissé de 20,6 à 19,6% le 1er avril 2000, sous un gouvernement dirigé par Lionel Jospin. Elle était passée de 18,6 à 20,6% le 1er août 1995, sous un gouvernement dirigé par Alain Juppé. Le record est à 23%, entre le 1er janvier 1970 et le 31 décembre 1972, sous un gouvernement dirigé par Jacques Chaban-Delmas. C’est sous Pierre Messmer qu’elle repasse à 20%. Jacques Chaban-Delmas detient le record du plus gros changement avec une augmentation de 4 points le 1er janvier 1970.

Est-ce que cela a été un succès? En 1975,  Jacques Chirac lançait un plan de relance. En 1976, Raymond Barre appliquait un plan de rigueur. En 1981, Pierre Mauroy lançait aussi son plan de relance. En 1983, à nouveau plan de rigueur sous…Pierre Mauroy.

C’est difficile de se faire une opinion à partir des expériences passées.

 

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Adoption du mécanisme de stabilité européen

L’assemblée nationale a ratifié, mardi 21 février 2012, l’accord sur le mécanisme européen de stabilité, en clair, l’organisation qui servira à prévenir d’autres crises telles que celles de la Grèce ou de l’Irlande.

Cet accord impose aux bénéficiares de ce mécanisme d’adopter une règle d’or,à savoir l’obligation de construire des budgets à l’équilibre.

Le PS s’est abstenu, les Verts et le Front de Gauche ont voté contre. L’abstention des députés PS a été motivée par cette règle d’or, qui serait synonime d’austérité.

Voire… Car si nos dirigeants acceptent très difficilement d’être prisonniers d’engagements pris par leurs prédécesseurs, il n’hésitent pas à engager eux-mêmes le pays dans toujours plus de dettes et de contraintes pour leurs successeurs.

Ce n’est donc pas l’austérité qui repousserait nos députés de gauche, mais la juste répartition à travers les générations de la charge des engagements qu’il faut prendre dans la vie.

Et, d’ailleurs, la règle d’or n’interdit pas de s’engager dans des projets audacieux et créateurs de valeur, elle interdira de construire un budget avec plus de dépenses que de recettes.

Cela étant réglé, nos futurs dirigeants n’auront plus qu’à se focaliser sur les moyens de créer de la richesse et de la répartir justement.

En fait, il aurait fallu qu’ils votent tous pour, car c’est un allègement de leur travail. Ils n’ont plus à se creuser la dette pour faire du déficit.

Tou va bien! C’est la crise et, comme les asiatiques le disent, crise signifie changement plus que problème.

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Retards dans les transports: même le gouvernement s’y met

Lundi 20 février 2012, le gouvernement met en place un site sur la mesure de la qualité des transports.

à 9h30: voici l’unique écran proposé par ce site:

Rien! Le lundi 20 février commence à 0h00. A 9h30, on a déjà accumulé 9h30 de retard!

Il a démarré…. un peu plus tard.

Et alors, surprise: on y parle d’avions et de TGV, mais rien à propos des RER et des TER et, surtout, absolument rien à propos du retard des voyageurs.

C’est encore un site d’ingénieurs, fiers de faire voler des avions et de faire rouler des trains « les plus vite du monde » mais qui, le jour du record comme les jours où tout foire, n’ont pas à transporter des gens et à les faire arriver à l’heure.

L’intention est pourtant louable, mais ce n’est pas un site sur le retard des TGV dont nous avons besoin, mais un site sur le retard des voyageurs, même ceux qui prennent le RER. Ils sont pourtant au moins 4 ou 5 fois plus nombreux que tous les clients de tous les TGV réunis.

Ainsi, on peut lire sur le site du ministère de l’écologie et, entre autres, des transports:

    27 500 données disponibles sur la ponctualité et la régularité des trains et des avions ;
    suivi de 120 liaisons aériennes et 100 liaisons ferroviaires ;
    9 aéroports de départ :
Paris Charles-de-Gaulle, Paris-Orly, Lyon/Saint-Exupéry,
Nice-Côte d’Azur, Marseille Provence, Toulouse Blagnac, Bordeaux Mérignac,
Nantes-Atlantique, Beauvais-Tillé ;
    48 gares TGV.

Il manque la donnée n° 27.501! le retard du voyageur!

On regrettera aussi bientôt que la capacité des transporteurs à s’adapter à un aléa n’est pas mesurée, ni même la capacité des transporteurs à prendre en charge des voyageurs qui ne voyagent plus et leur performance à les emmener soit sur leurs lieux de destination, soit sur leurs lieux de départ.

Non! on mesure l’heure d’arrivée d’un TGV ou d’un avion, seulement. Même avec 27.500 données, ca ne suffit pas!

 

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